
Contributions & œuvres
Avant que Leyde ne devienne une capitale de la peinture, il fallut quelqu'un pour ouvrir la voie. Ce fut Cornelis Engebrechtsz. : né et mort dans sa ville (v.1462-1527), il en est le premier peintre d'envergure, celui qui tint le premier atelier vraiment ambitieux et forma la génération qui allait le dépasser. On le connaît moins que son élève Lucas van Leyden — et c'est en partie sa réussite même, car un maître se mesure aussi à la lumière de ceux qu'il a lancés.
Un atelier au sommet du gothique tardif
Engebrechtsz. peint à la charnière de deux mondes : la dévotion flamboyante de la fin du Moyen Âge et les premiers frissons de la Renaissance venus du Sud. Ses deux chefs-d'œuvre, le grand Triptyque de la Crucifixionet leTriptyque de la Lamentation peints pour le couvent de Mariënpoel, sont aujourd'hui la fierté du Museum De Lakenhal (museum-de-lakenhal), dans la même salle qui abrite le Jugement dernier de son élève. Devant eux, on comprend son art : des compositions denses et nerveuses, des drapés cassés comme du métal, des couleurs acides et des visages où la douleur se tord. C'est une peinture savante, pieuse, encore toute médiévale de sentiment, mais déjà organisée comme une machine narrative.
Le maître d'une génération
La vraie postérité d'Engebrechtsz. tient dans ses élèves. Il forma Lucas van Leyden (lucas-van-leyden), enfant prodige de la gravure et auteur du Jugement dernier de la Lakenhal (lucas-van-leyden-laatste-oordeel), ainsi qu'Aertgen van Leyden (aertgen-van-leyden) et ses trois fils, tous peintres. En une génération, un atelier familial fit de Leyde un foyer artistique — la fameuse « école de Leyde » que couronneront, un siècle plus tard, les débuts de Rembrandt et de Lievens. Faut-il pour autant en faire un génie ? Non : sa manière reste inégale, parfois raide, prisonnière des formules gothiques quand Lucas, lui, invente. Sa grandeur n'est pas d'avoir tout révolutionné, mais d'avoir bâti la scène sur laquelle d'autres joueraient.
Influences reçues
lucas-van-leyden; aertgen-van-leyden
Importance historique
Avant que Leyde ne devienne une capitale de la peinture, il fallut quelqu'un pour ouvrir la voie. Ce fut Cornelis Engebrechtsz. : né et mort dans sa ville (v.1462-1527), il en est le premier peintre d'envergure, celui qui tint le premier atelier vraiment ambitieux et forma la génération qui allait le dépasser. On le connaît moins que son élève Lucas van Leyden — et c'est en partie sa réussite même, car un maître se mesure aussi à la lumière de ceux qu'il a lancés.
