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Rudolph Snellius (1546-1613)

✦ Illustre ✦

Rudolph Snellius

mathématicien & philosophe

1546-1613·mathématicien & philosophe

Contributions & œuvres

Père d'un fils plus célèbre que lui, Rudolph Snellius fut pourtant un maillon essentiel : c'est lui qui, à la jeune université de Leyde, fit des mathématiques une discipline enseignée et respectée, et qui transmit à son fils Willebrord la passion des nombres et des mesures. Une dynastie savante commence avec lui.

Le professeur d'Oudewater

Né en 1546 à Oudewater, en Hollande, Rudolph Snel van Royen — latinisé Snellius — étudia et enseigna d'abord en Allemagne, notamment à Marbourg, foyer de la pensée du logicien français Petrus Ramus, dont il devint un diffuseur zélé. Ramiste convaincu, il défendait une réforme de la logique et de l'enseignement fondée sur la clarté et la méthode. De retour aux Provinces-Unies, il fut nommé professeur à l'université de Leyde, fondée en 1575 pour récompenser la ville de sa résistance héroïque au siège espagnol. Il y enseigna les mathématiques, l'astronomie et l'hébreu, contribuant à faire de Leyde l'un des grands centres intellectuels de l'Europe protestante.

Le passeur et sa part d'ombre

La part d'ombre de Rudolph est celle des pères d'hommes illustres : sa gloire propre a pâli devant celle de son fils Willebrord, l'auteur de la loi de la réfraction. Rudolph fut avant tout un pédagogue et un diffuseur, plus qu'un découvreur : son ramisme, très en vogue de son temps, allait être balayé par la révolution scientifique du siècle suivant, et l'on ne retient plus guère aujourd'hui ses propres écrits. Mais son rôle historique est réel : il installa durablement l'enseignement mathématique à Leyde, forma une génération d'étudiants, et transmit à son fils, qui lui succéda dans sa chaire, un flambeau que celui-ci porterait bien plus haut. Les grandes dynasties savantes ont besoin d'un premier maillon : Rudolph fut celui des Snellius.

Infos / repères

Rudolph Snellius naquit à Oudewater en 1546 et mourut à Leyde en 1613. Professeur de mathématiques à l'université de Leyde, diffuseur du ramisme, il fut le père et le premier maître de Willebrord Snellius, à qui il transmit sa chaire.

Anecdote mémorable

À la mort de Rudolph en 1613, c'est son propre fils Willebrord qui lui succéda comme professeur de mathématiques à Leyde. Cette transmission de père en fils d'une chaire universitaire, rare et prestigieuse, dit la place que la famille Snellius avait su conquérir dans la jeune République des Lettres néerlandaise — au point que le nom latinisé « Snellius » désigne aujourd'hui, dans le monde entier, une loi de la physique.

Importance historique

Père d'un fils plus célèbre que lui, Rudolph Snellius fut pourtant un maillon essentiel : c'est lui qui, à la jeune université de Leyde, fit des mathématiques une discipline enseignée et respectée, et qui transmit à son fils Willebrord la passion des nombres et des mesures. Une dynastie savante commence avec lui.