À voir
À Arnhem, une façade Renaissance s'orne de figures grimaçantes, mi-hommes mi-bêtes, que le peuple prit pour des diables — d'où son nom, le Duivelshuis (« maison du diable »). C'est l'hôtel particulier d'un homme redouté : le condottiere gueldrois Maarten van Rossem.
L'hôtel d'un chef de guerre
Van Rossem fut le capitaine le plus craint de la Gueldre, au service du duc contre Charles Quint : ses raids ravagèrent le Brabant et la Hollande (sa devise, dit-on : « brûler, piller, tuer, c'est le lot du soldat »). De sa fortune de guerre, il se fit bâtir à Arnhem une demeure moderne, dont la façade (1539-1546) affiche le vocabulaire de la Renaissance : pilastres, ordres superposés, ornements sculptés. Regarde, en haut, les curieuses figures : ce sont des satyres (ou « hommes des bois »), motif humaniste venu d'Italie — mais leur air inquiétant fit naître la légende du diable.
Un ornement mal compris
Le malentendu est révélateur : ces satyres de la Renaissance, symboles de nature sauvage et de force, étaient inconnus du public d'Arnhem, qui n'y vit que des démons. La maison du terrible van Rossem, ornée de créatures cornues, ne pouvait qu'appartenir au diable. Aujourd'hui intégré à l'hôtel de ville d'Arnhem, le Duivelshuis reste l'un des plus beaux vestiges Renaissance de la Gueldre. À voir : la façade à pilastres, les satyres du couronnement, les éléments sculptés.
Le saviez-vous ?
Les « diables » de la façade ne sont pas des diables : ce sont des satyres, ces créatures des bois de la mythologie antique que la Renaissance remit à la mode. Le public d'Arnhem, ignorant l'iconographie savante et connaissant la réputation sanguinaire du maître des lieux, trancha à sa manière — et le nom de « maison du diable » a survécu à l'érudition.
Infos / repères
Le Duivelshuis se situe au centre d'Arnhem (Gueldre), intégré à l'hôtel de ville ; Rijksmonument.
Histoire
À Arnhem, une façade Renaissance s'orne de figures grimaçantes, mi-hommes mi-bêtes, que le peuple prit pour des diables — d'où son nom, le Duivelshuis (« maison du diable »). C'est l'hôtel particulier d'un homme redouté : le condottiere gueldrois Maarten van Rossem.
L'hôtel d'un chef de guerre
Van Rossem fut le capitaine le plus craint de la Gueldre, au service du duc contre Charles Quint : ses raids ravagèrent le Brabant et la Hollande (sa devise, dit-on : « brûler, piller, tuer, c'est le lot du soldat »). De sa fortune de guerre, il se fit bâtir à Arnhem une demeure moderne, dont la façade (1539-1546) affiche le vocabulaire de la Renaissance : pilastres, ordres superposés, ornements sculptés. Regarde, en haut, les curieuses figures : ce sont des satyres (ou « hommes des bois »), motif humaniste venu d'Italie — mais leur air inquiétant fit naître la légende du diable.
Un ornement mal compris
Le malentendu est révélateur : ces satyres de la Renaissance, symboles de nature sauvage et de force, étaient inconnus du public d'Arnhem, qui n'y vit que des démons. La maison du terrible van Rossem, ornée de créatures cornues, ne pouvait qu'appartenir au diable. Aujourd'hui intégré à l'hôtel de ville d'Arnhem, le Duivelshuis reste l'un des plus beaux vestiges Renaissance de la Gueldre. À voir : la façade à pilastres, les satyres du couronnement, les éléments sculptés.
Infos / repères
Le Duivelshuis se situe au centre d'Arnhem (Gueldre), intégré à l'hôtel de ville ; Rijksmonument.
Contes, légendes & anecdotes
Les « diables » de la façade ne sont pas des diables : ce sont des satyres, ces créatures des bois de la mythologie antique que la Renaissance remit à la mode. Le public d'Arnhem, ignorant l'iconographie savante et connaissant la réputation sanguinaire du maître des lieux, trancha à sa manière — et le nom de « maison du diable » a survécu à l'érudition.
Sources
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Fiche mise à jour le 1 octobre 2026


