À voir
Sur la Grote Markt de Groningue, un petit édifice éclatant attire l'œil : le Goudkantoor (1635), la « maison de l'or ». Sa façade dorée et polychrome, ourlée de coquilles et de guirlandes de pierre, est l'un des plus beaux exemples du maniérisme néerlandais dans le Nord-Est.
Un bureau de l'impôt devenu maison de l'or
Le bâtiment ne fut ni un palais ni une église, mais un bureau des recettes de la province : le Collectehuis, où l'on percevait l'impôt. L'inscription latine sur la façade le dit sans détour — Date Caesari quae sunt Caesaris, « Rendez à César ce qui est à César ». Regarde le décor : fenêtres encadrées de coquilles et de volutes, rouge, ocre, or et bleu — la Renaissance septentrionale à son plus ornementé, sur un tout petit format. Le nom de « Goudkantoor » ne vint que plus tard (1814-1887), quand s'y installa le bureau de garantie de l'or et de l'argent, qui poinçonnait les métaux précieux.
Un survivant
En avril 1945, à la libération de Groningue, on redouta pour lui : on transféra ailleurs le contenu précieux. Mais le Goudkantoor fut l'un des rares bâtiments épargnés par les combats, sauvé des flammes par les pompiers. Il abrite aujourd'hui un café-restaurant. À voir : la façade aux coquilles, l'inscription latine, la polychromie restaurée.
Le saviez-vous ?
La devise gravée sur un bureau des impôts — « Rendez à César ce qui est à César » — est un clin d'œil biblique parfaitement à sa place : c'est la phrase de Jésus sur le tribut dû à l'empereur. Le percepteur de Groningue avait mis, au-dessus de sa porte, la caution des Évangiles à l'obligation la moins aimée de tous : payer l'impôt.
Infos / repères
Le Goudkantoor se situe sur la Grote Markt (Waagstraat) de Groningue ; Rijksmonument, aujourd'hui café-restaurant.
Histoire
Sur la Grote Markt de Groningue, un petit édifice éclatant attire l'œil : le Goudkantoor (1635), la « maison de l'or ». Sa façade dorée et polychrome, ourlée de coquilles et de guirlandes de pierre, est l'un des plus beaux exemples du maniérisme néerlandais dans le Nord-Est.
Un bureau de l'impôt devenu maison de l'or
Le bâtiment ne fut ni un palais ni une église, mais un bureau des recettes de la province : le Collectehuis, où l'on percevait l'impôt. L'inscription latine sur la façade le dit sans détour — Date Caesari quae sunt Caesaris, « Rendez à César ce qui est à César ». Regarde le décor : fenêtres encadrées de coquilles et de volutes, rouge, ocre, or et bleu — la Renaissance septentrionale à son plus ornementé, sur un tout petit format. Le nom de « Goudkantoor » ne vint que plus tard (1814-1887), quand s'y installa le bureau de garantie de l'or et de l'argent, qui poinçonnait les métaux précieux.
Un survivant
En avril 1945, à la libération de Groningue, on redouta pour lui : on transféra ailleurs le contenu précieux. Mais le Goudkantoor fut l'un des rares bâtiments épargnés par les combats, sauvé des flammes par les pompiers. Il abrite aujourd'hui un café-restaurant. À voir : la façade aux coquilles, l'inscription latine, la polychromie restaurée.
Infos / repères
Le Goudkantoor se situe sur la Grote Markt (Waagstraat) de Groningue ; Rijksmonument, aujourd'hui café-restaurant.
Contes, légendes & anecdotes
La devise gravée sur un bureau des impôts — « Rendez à César ce qui est à César » — est un clin d'œil biblique parfaitement à sa place : c'est la phrase de Jésus sur le tribut dû à l'empereur. Le percepteur de Groningue avait mis, au-dessus de sa porte, la caution des Évangiles à l'obligation la moins aimée de tous : payer l'impôt.
Sources
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Fiche mise à jour le 1 octobre 2026




