À voir
Approchez-vous du coude que forment la Geldersekade et l'Oudezijds Kolk, là où les eaux se rejoignent près de l'ancien port. Une masse de brique rousse s'y avance, ronde côté champs, plate côté ville : c'est la dernière tour de défense encore debout de l'enceinte qu'Amsterdam s'était donnée en 1481. Levez les yeux vers le couronnement et la flèche, ajoutés plus tard — la tour trapue s'est peu à peu civilisée, mais sa base garde l'épaisseur d'un ouvrage militaire.
Le vrai basculement se lit dans une petite pierre sculptée de 1569, encastrée dans le mur : une figure de femme y a nourri la légende. On a longtemps cru que le nom venait des « pleureuses » (schreien, pleurer) venues voir s'éloigner leurs marins. En réalité il vient du schreye hoek, l'angle aigu que la muraille dessinait ici. Mais à l'époque où Amsterdam devient une puissance de mer, la tour se met à raconter le départ : c'est d'ici que l'on suivait des yeux les voiles qui gagnaient le Zuiderzee, vers la Baltique, puis vers les Indes.
À voir : la silhouette semi-circulaire côté eau, la pierre sculptée de 1569 et la plaque commémorant les grands départs maritimes.
Le saviez-vous ?
En 1609, l'Anglais Henry Hudson quitte Amsterdam au service de la Compagnie des Indes orientales (VOC) à bord du Halve Maen ; en cherchant un passage vers l'Asie, il remonte le fleuve qui portera son nom et jette les bases de ce qui deviendra New York. Une plaque rappelle ce départ au pied de la tour.
Infos / repères
Prins Hendrikkade 94, centre d'Amsterdam, au bord de la Geldersekade. Rijksmonument n°4148. Aujourd'hui occupée par un café. Aucune information d'horaire vérifiée.
Histoire
Approchez-vous du coude que forment la Geldersekade et l'Oudezijds Kolk, là où les eaux se rejoignent près de l'ancien port. Une masse de brique rousse s'y avance, ronde côté champs, plate côté ville : c'est la dernière tour de défense encore debout de l'enceinte qu'Amsterdam s'était donnée en 1481. Levez les yeux vers le couronnement et la flèche, ajoutés plus tard — la tour trapue s'est peu à peu civilisée, mais sa base garde l'épaisseur d'un ouvrage militaire.
Le vrai basculement se lit dans une petite pierre sculptée de 1569, encastrée dans le mur : une figure de femme y a nourri la légende. On a longtemps cru que le nom venait des « pleureuses » (schreien, pleurer) venues voir s'éloigner leurs marins. En réalité il vient du schreye hoek, l'angle aigu que la muraille dessinait ici. Mais à l'époque où Amsterdam devient une puissance de mer, la tour se met à raconter le départ : c'est d'ici que l'on suivait des yeux les voiles qui gagnaient le Zuiderzee, vers la Baltique, puis vers les Indes.
À voir : la silhouette semi-circulaire côté eau, la pierre sculptée de 1569 et la plaque commémorant les grands départs maritimes.
Infos / repères
Prins Hendrikkade 94, centre d'Amsterdam, au bord de la Geldersekade. Rijksmonument n°4148. Aujourd'hui occupée par un café. Aucune information d'horaire vérifiée.
Contes, légendes & anecdotes
En 1609, l'Anglais Henry Hudson quitte Amsterdam au service de la Compagnie des Indes orientales (VOC) à bord du Halve Maen ; en cherchant un passage vers l'Asie, il remonte le fleuve qui portera son nom et jette les bases de ce qui deviendra New York. Une plaque rappelle ce départ au pied de la tour.
Sources
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Fiche mise à jour le 1 octobre 2026




