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De stervende Cleopatra (toegeschreven aan Jan van Scorel)

✦ Peinture ✦

La Mort de Cléopâtre (attribuée à Jan van Scorel)

attribué à Jan van Scorel

Faire le puzzle de l'œuvre

Histoire de l'art — Contexte & Singularité

Ce petit panneau intense montre les derniers instants de la dernière reine d'Égypte, vaincue par Rome en 30 av. J.-C. Attribué à Jan van Scorel au retour de son voyage italien, il compte parmi les premiers nus féminins peints dans les Pays-Bas du Nord.

Guide du regard : mourir en beauté

Cléopâtre, à demi allongée sur des coussins parmi les rochers, se donne la mort : un aspic enroulé autour de sa main droite la mord au sein. Le serpent est le signe qui l'identifie — c'est ainsi qu'elle choisit de mourir plutôt que d'orner le triomphe de Rome. Le corps musclé, sculptural, fait de cette mort une méditation sur la beauté et le destin : la reine ne s'effondre pas, elle se compose.

Guide du regard : comment regarder

Regarde la pose : elle vient tout droit d'une célèbre statue antique du Belvédère du Vatican, l'Ariane endormie, que l'on prenait alors pour une Cléopâtre. Scorel a vu cette statue à Rome et la transpose, mais l'installe dans un paysage de rochers et de troncs d'arbres, comme une nymphe de fontaine — loin de la tradition qui plaçait la mort de la reine dans un palais. C'est l'Italie assimilée puis relue avec un œil du Nord.

Le saviez-vous ?

Pendant des siècles, l'Ariane du Vatican a été baptisée « Cléopâtre » à cause du bracelet en forme de serpent qu'elle porte au bras. L'erreur d'identification d'une statue a ainsi engendré tout un type de tableaux — dont celui-ci.

Sources

  1. 1.Rijksmuseum, Amsterdam, inv. SK-A-2843