À voir
Deuxième grande église de Zwolle, Notre-Dame dresse à côté de sa nef une tour singulière que tous les habitants appellent le Peperbus — la « poivrière » —, tant sa silhouette évoque le moulin à poivre. Le chœur fut consacré en 1399, l'église bâtie pour l'essentiel au XVᵉ siècle, et la tour élevée de 1463 à 1482 ; elle culmine à 75 mètres et reste, aujourd'hui encore, le repère majeur du ciel zwollois.
Mais c'est son destin à la Réforme qui la fait entrer dans notre récit. À la différence de sa grande voisine Saint-Michel, réquisitionnée pour le culte protestant, Notre-Dame fut, elle, chassée du culte : de 1580 à 1810, près de deux cent trente ans, l'église servit à des usages profanes — entrepôt, magasin, fonctions militaires. Elle ne fut rendue aux catholiques qu'en 1809, et rouverte en 1811.
À voir : la tour Peperbus et sa silhouette de poivrière ; le contraste avec Saint-Michel, à quelques rues de là ; l'intérieur remanié après le retour au culte (XIXᵉ s.).
Deux églises, deux destins
Zwolle offre, à ciel ouvert, une leçon d'histoire religieuse : deux grandes églises voisines, l'une (Saint-Michel) devenue temple protestant et ornée en conséquence, l'autre (Notre-Dame) sécularisée puis rendue au catholicisme. Comparer leurs sorts, c'est lire en une promenade tout le partage confessionnel des Pays-Bas.
Le saviez-vous ?
Pendant plus de deux siècles, la plus haute église-tour de la ville ne fut pas un lieu de prière mais un bâtiment utilitaire. Le surnom « Peperbus » a survécu à tous ces changements d'usage : la forme, elle, n'a pas bougé.
Infos / repères
Chœur consacré 1399, corps XVᵉ s., tour Peperbus 1463-1482 (75 m). Hors du culte 1580-1810 (usages profanes/militaires). Rendue aux catholiques 1809, rouverte 1811 ; basilique. Rijksmonument n°41764. Ossenmarkt, Zwolle.
Histoire
Deuxième grande église de Zwolle, Notre-Dame dresse à côté de sa nef une tour singulière que tous les habitants appellent le Peperbus — la « poivrière » —, tant sa silhouette évoque le moulin à poivre. Le chœur fut consacré en 1399, l'église bâtie pour l'essentiel au XVᵉ siècle, et la tour élevée de 1463 à 1482 ; elle culmine à 75 mètres et reste, aujourd'hui encore, le repère majeur du ciel zwollois.
Mais c'est son destin à la Réforme qui la fait entrer dans notre récit. À la différence de sa grande voisine Saint-Michel, réquisitionnée pour le culte protestant, Notre-Dame fut, elle, chassée du culte : de 1580 à 1810, près de deux cent trente ans, l'église servit à des usages profanes — entrepôt, magasin, fonctions militaires. Elle ne fut rendue aux catholiques qu'en 1809, et rouverte en 1811.
À voir : la tour Peperbus et sa silhouette de poivrière ; le contraste avec Saint-Michel, à quelques rues de là ; l'intérieur remanié après le retour au culte (XIXᵉ s.).
Deux églises, deux destins
Zwolle offre, à ciel ouvert, une leçon d'histoire religieuse : deux grandes églises voisines, l'une (Saint-Michel) devenue temple protestant et ornée en conséquence, l'autre (Notre-Dame) sécularisée puis rendue au catholicisme. Comparer leurs sorts, c'est lire en une promenade tout le partage confessionnel des Pays-Bas.
Infos / repères
Chœur consacré 1399, corps XVᵉ s., tour Peperbus 1463-1482 (75 m). Hors du culte 1580-1810 (usages profanes/militaires). Rendue aux catholiques 1809, rouverte 1811 ; basilique. Rijksmonument n°41764. Ossenmarkt, Zwolle.
Contes, légendes & anecdotes
Pendant plus de deux siècles, la plus haute église-tour de la ville ne fut pas un lieu de prière mais un bâtiment utilitaire. Le surnom « Peperbus » a survécu à tous ces changements d'usage : la forme, elle, n'a pas bougé.
Sources
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Fiche mise à jour le 1 octobre 2026



