
Contributions & œuvres
Portraitiste de la cour des derniers Valois et d'Henri IV, François Quesnel appartient à une dynastie de peintres d'origine écossaise installée à Paris. Héritier de la tradition du portrait Clouet, il fixe au crayon et à l'huile les visages de la cour vers 1600, dans une manière fine et retenue. On lui doit notamment des portraits de Marie Touchet et de la haute société parisienne, ainsi qu'un grand plan dessiné de Paris.
La nuance: son œuvre, proche de celle des Clouet et de ses contemporains, est difficile à isoler, et beaucoup d'attributions restent incertaines.
Anecdote mémorable
Il naît à Édimbourg en 1543 parce que son père Pierre servait comme peintre le roi Jacques V d'Écosse — origine nordique singulière pour un futur portraitiste des rois de France. En 1609, il signe un grand plan cavalier de Paris, témoignant d'un œil aussi à l'aise avec le dessin de la ville qu'avec celui des visages.
Influences reçues
Il se forme dans le sillage direct de Jean et François Clouet, dont il reprend le procédé du portrait au crayon, et dans l'atelier familial de son père Pierre Quesnel, peintre passé au service de la cour d'Écosse ; la tradition flamande du dessin de portrait nourrit aussi sa manière.
Influences exercées
Avec les Dumoustier et son frère Nicolas Quesnel, également portraitiste, il prolonge jusqu'au seuil du XVIIᵉ siècle la grande tradition française du portrait au crayon, dont il est l'un des derniers représentants de qualité avant que le genre ne décline. Son nom sert longtemps de référence pour dater et nommer les visages de la cour des Valois finissants.
Importance historique
Dans les années qui entourent 1600, François Quesnel est l'un des gardiens de la mémoire des visages de la cour. Héritier du portrait au crayon de Jean et François Clouet, il fixe à la mine de plomb, à la sanguine et à l'huile les traits des derniers Valois puis de l'entourage d'Henri IV, dans une manière fine, lisse, retenue — près de deux cents dessins lui sont attribués. L'audace est discrète mais réelle : fils d'une dynastie de peintres d'origine écossaise, né loin de France, il devient l'un des visagistes attitrés du royaume et prolonge, presque seul avec les Dumoustier, un art du portrait dessiné que la grande peinture d'histoire menace de reléguer. Il laisse aussi un vaste plan gravé de Paris. La nuance tient à l'ombre des Clouet : son style, jugé plus brillant mais plus superficiel, fut de son vivant confondu avec le leur, et son corpus reste aujourd'hui difficile à isoler, beaucoup d'attributions demeurant flottantes entre les mains des spécialistes.
